Les femmes et la musique à Rome sous le Haut-Empire: quelques remarques

TitleLes femmes et la musique à Rome sous le Haut-Empire: quelques remarques
Publication TypeJournal Article
Year of Publication2005
AuthorsMano, S
JournalPallas
Volume67
Pagination413-435 ill.
Abstract

La musique est omniprésente dans la vie culturelle et les loisirs romains depuis la République mais encore plus sous l'Empire. Les femmes ne sont pas absentes de ce domaine musical. C'était un élément structurant de l'éducation des jeunes filles et de la vie des femmes de rang qui en faisaient leur culture d'agrément. D'autres, les femmes musiciennes de métier pratiquaient des spécialités variées dans des contextes différents, depuis le cadre privé jusqu'aux sanctuaires. Leurs conditions étaient variables, le plus souvent, elles étaient esclaves et étaient considérées comme des prostituées ; mais la discipline musicale pouvait leur permettre de gagner en indépendance et parfois de racheter leur liberté. Certaines atteignaient même prospérité et notoriété. Depuis la bonne éducation des femmes honnêtes, jusqu'aux festins, spectacles et mauvaises moeurs d'esclaves musiciennes qui en faisaient leur métier, on peut se rendre compte que la pratique de la musique au féminin avait à Rome, plusieurs aspects parfois contradictoires. Ever since the Republic but even more so under the Empire, music was all pervasive in Roman cultural life and entertainments. Women were not absent from the musical world, music being a structuring element in the education of young ladies and the lives of ladies or rank who developed out of it a culture of pleasurable entertainment. Other women, professional lady musicians, practised various specialities in different contexts, from private circles to the sanctuaries. Their condition varied : in most cases they were slaves and were looked upon as prostitutes. But the musical discipline could enable them to grow in independence and sometimes pay their way back to freedom. Some of them even achieved prosperity and fame. From the fine education of honest women to the feasts, shows and loose manners of musical slaves, for whom music was a trade, one can realize that the practice of music by women in Rome presented several, sometimes contradictory, aspects. [http://www.jstor.org/stable/43605705]

URLhttp://www.jstor.org/stable/43605705

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